Affaire Ceregmia : surplace dans le volet harcèlement moral.

 

Il y a 4 ans, l'ex-présidente de l'UAG avait porté plainte pour diffamation - harcèlement contre ses opposants universitaires, membres du laboratoire Ceregmia, dans le conflit qui les opposait.

 

L'affaire, instruite alors par la juge Mme Yaouanq, s'est soldée par un  non-lieu en juillet 2015, rendu par cette dernière  et requis également par le procureur de la république.

 

Cette décision n'était pas du goût de l'ex-présidente de l'UAG qui avait fait appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France.

 

On se rappelle que le 21 mars 2017, cette chambre avait rendu un arrêt ayant dit n'y avoir lieu à suivre contre les personnes mises en cause, confirmant ainsi le non-lieu prononcé par la juge Mme Yaouanq.

 

Contre ce jugement de la cour d'appel de Fort-de-France, l'ex-présidente de l'UAG s'était immédiatement pourvue en cassation. 

 

Au terme d'un an de procédure, s'était tenue une audience publique le 27 mars 2018. Puis le 07 mai 2018, la cour de cassation a rendu un arrêt déclarant cassé et annulé   le jugement de la cour d'appel de Fort-de-France en date du 21 mars 2017. 

 

 

Motif de l'annulation : la cour de cassation estimait que la décision de la cour d'appel de Fort-de-France n'était pas suffisamment motivée. En conséquence, elle requiert un nouveau jugement. Mais ce dernier ne pourra plus se faire à Fort-de-France. Il reviendra maintenant à la cour d'appel de Paris de statuer. Ainsi, en a décidé la cour de cassation.

 

Bilan au bout de quatre ans de procédures : C. Mencé-Caster a dépensé 800 000 euros du budget de l'université, sans l'aval du Conseil d'Administration, afin de régler ses comptes personnels. Difficile pour une université dont le budget n'est déjà pas énorme... Et pour quel résultat ? Sur le plan judiciaire, absolument aucune accusation portée par l'ancienne présidente n'a pu être prouvée ; sur le plan disciplinaire, malgré l'activation de tous ses réseaux auprès du Ministère (CNESER, IGAENER, etc.), la suspension prononcée a été levée par le Conseil d'état pour procédure irrégulière...  

 

Mais enfin, en dépensant près d'un million d'euros du budget des étudiants martiniquais elle a eut la seule chose qui comptait vraiment : elle est restée présidente pendant près de quatre ans, avant de se faire dégager par le Ministère...