Le lol du jour...

Une ancienne étudiante du Master de Confiant vient de nous transmettre ce document choc : le rapport de la thèse de Confiant ! Un rapport écrit par le professeur Chaudenson, métropolitain spécialiste du créole qui n'est pas Martiniquais, pas du PPM, etc., soit dit en passant... 

 

Extrait : " Il ne s’agit pas ici de faire un relevé des fautes d’orthographe de cet ouvrage. Un exemple toutefois de l’ordre de certaines erreurs qu’on est étonné (au sens le plus étymologique) de trouver dans la prose d’un candidat au doctorat. Comme je l’ai signalé dans mon précédent compte rendu des deux Guides, R. Confiant ne connaît pas la différence orthographique entre “ voie ” (< via) et “ voix ” (<vox) ; le lecteur en rest pantois. On trouve d’autres fautes toute aussi inattendues car elles relèvent de l’orthographe d’usage la plus courante (en outre le correcteur orthographique de tout ordinateur les signale au rédacteur). On observe ainsi que R. Confiant écrit “ québecquois ” (page 118), “ portuguais ” (page 218),  “ linhuistique ” (page 256), “ rennaissance ”, “ affixe de [sic] aspectuo-temporel ” (page 220), “ innoncence ” (page 260, mais R. Confiant croit que c’est là l’orthographe de ce mot puisqu’il la répète plus loin page 261 ; peut-être y voit-il par nasalisation progressive une créolisation du terme ; je suis décidément bien aimable de lui fournir, par avance, une justification idéologique à son ignorance de l’orthographe) ; on trouve aussi nombre de fautes de grammaire grossières comme “ quelle qu’elles soient ”.. Les bizarreries et les fautes de style sont également nombreuses, dès lors que l’auteur ne voit pas son texte corrigé par les maisons d’édition et qu’il ne peut plus donner à ses erreurs ou ignorances le lustre de la liberté du génie créateur : “ retient de / emprunte à celle d’écosystème ” (page 19), “ Pour s’en tenir ...il nous paraît ” (page 139),  “ faire le Nègre retourner ” (page 162, “ créolisme classique ”) ; “ subir un phénomène ” (page 327), “ n’auront cesse de ” (page 330), etc. 

 

Tout cela ne serait pas trop grave si le lecteur n’était, par ailleurs agacé, par le style prétentieux de R. Confiant qui manifeste, par exemple, un amour constant pour l’imparfait du subjonctif, même si les règles de son emploi ne sont pas tout à fait maîtrisées. Cette prétention s’accompagne ausis d’une négligence qui est d’abord une forme de mépris pour le jury et les lecteurs éventuels.

 

Il se manifeste surtout par une forme très relâchée ; on ne peut compter les cas où les premiers guillemets sont mis à l’envers ; l’usage de tirets longs bizarres, placés au-dessous de la ligne est également constant. On trouve des crochets destinés à citer des signes phonétiques entre lesquels il n’y a rien (page 342). Mieux, le même passage d’une dizaine de lignes figure deux fois dans le texte (pages 150 et 152), sans que ce détail ait attiré l’attention de quiconque! R. Confiant qui use, selon la tradition, du “ nous académique ” ne le fait pas de façon constante (il revient souvent au “ je ”), mais surtout, et c’est bien plus grave, il n’en connaît pas le maniement orthographique (ce nous académique n’entraîne pas le pluriel qu’on trouve pourtant souvent comme page 139 et 140  “ nous sommes conscients ”. Il ne s’agit pas d’inadvertances et on en trouve plusieurs autres exemples.

 

Cette prétention se manifeste aussi dans un goût pour les “ gros ” mots dont l’auteur doit penser qu’il donne à son texte une scientificité qui, de fait, lui manque souvent. Ainsi, page 154, R. Confiant, qui doit souffrir gravement de n’avoir pas fait d’études classiques et qui mêle un peu le grec et le latin, se met soudain à parler “ lexies liées au monde l’antiquité grecque, notamment des noms de divinités”. Or figurent dans le tableau qui suit Pomone, Vesper, Flore, et Diane qui sont évemment latines et non grecques! Si on veut faire le savant, il faut au moins vérifier ce que l’on ignore.

 

R. Confiant est manifestement saisi par l’amour des langues classiques qui ne le lui rendent guère. Ne sachant pas que “ di- ” (diglotte) est un préfixe grec, il forge un “ uniglotte ” (on attendrait logiquement “ monoglotte ”) ; il va même jusqu’à risquer l’expression hardie “ langue uniglotte ” (page 140)! Là encore la cuistrerie se double d’ignorance ; R. Confiant dit “ un aura ” (au masculin!) ; voulant parler du “ droit du sol ”, il fait le savant en évoquant sans le savoir le “ droit du soleil ” (il écrit “ jus solis ”, page 29, alors que “ le droit du sol ” est jus soli). Lui qui se donne pour partisan de la “ sociogenèse ”, il parle de “ sociétés qui se sont créées presque in vitro ” (page 50) ce qui est absurde et montre surtout qu’il ne sait pas ce que veut dire cette expression pourtant transparente. La référence au titre latin du livre de Pelleprat De insulis America est sûrement fausse (page 257) car on ne voir pas ce que cela voudrait dire en latin ; comme il n’y a rien dans la bibliographie (comme d’habitude), on ne peut identifier l’erreur de façon sûre."

 

Et c'est comme ça sur dix pages !!!!!!

 

C'est ici (il faut descendre un peu dans la page pour lire) 

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Commentaires: 1
  • #1

    Teeny tons (lundi, 04 avril 2016 19:39)

    Mais comment le livre d'un "dit" doyen et professeur d'université, peu arriver en librairie sans être vérifier??
    C'est bourré de fautes.
    Les maisons d'édition seraient-elles complices avec les auteurs? Est ce qu'on leur donnent une petite monnaie pour faire passer ces livres??